l'infini Soi
 l'infini Soi                                                                                                                                              

 

Ce que je suis, la vie

Là où je vis, l'éternité

 

 

En une fraction de seconde, le monde bascule. Tout ce que je prenais pour vrai est faux. Le réel apparait. 

C’est en 2013, que tout est vu. En un seul instant, un seul regard, je réalise que je suis la conscience absolue. L’intégration de cette incroyable révélation prendra six années. Et la conscience divine poursuit son expansion.

Quelques temps auparavant, je suis traversée par une crise existentielle majeure, appelée la nuit noire de l'âme, qui marque le début de cet extraordinaire voyage. L’effondrement de ce que je prends pour mon monde a lieu, je vis le processus vers l’éveil pour la réalisation du soi, tel qu'il est décrit dans le bouddhisme de la tradition Theravada. 

Suite à la crise existentielle, le maître intérieur se lève, je suis guidée. A partir de  septembre 2013, je fais une retraite de 9 mois chez moi. La nuit, au cours d'un rêve, je fais ma première expérience directe : la conscience se retourne sur elle-même, tout est vu, l'irréalité du moi personnel. C'est l'étape 1 : l'Entrée dans le courant, je suis tout et je suis consiente de l'illusion. D'autres expériences directes suivront. C'est au cours d'un long processus de purification de de l'ego, durant l'étape 2, appelée le Revenir encore, que se clôture la quête, c'est la fin de l'identification, la dissolution des forces de saisie du mental. L'étape 3, le Non retour, je peux être le sans forme, l'absolu et la forme, le relatif. Je peux être l'un et l'autre, tout est là en permanence, pas de séparation.Je réalise déinitivement que je suis tout, et en tout. Je suis est le créateur. La 4ème étape : la réalisation, est en cours.

 

Mon parcours

 

Depuis toute petite, quelque chose me pousse à me connaître vraiment. Je suis toujours dans une joie de vivre mais une chose essentielle manque à mon existence. L'amour, le vrai. 
Alors âgée de 7 ans, j’entends intérieurement ceci : "ma mère n'est pas ma mère". Au-delà de la peur que suscite cette nouvelle, je connais intimement cette vérité. Au début, croyant être abandonnée, ma soeur m'explique que je suis bien la fille de ma mère. Cette réponse n'éclipse en rien l'information inscrite dans mon coeur. Cette vérité m’habite, je viens d'ailleurs. Une pensée religieuse de ma mère résonne en moi : " ce monde ne vaut rien, ne t'attache pas à lui". Puis, la question de la mort occupe mon esprit, quelque chose de certain me dit que la mort n'existe pas réellement. Enfin, avec les rêves lucides, je sens bien que je rêve. Mais le jour, tout s'embrouille et surtout personne n'est présent pour me guider dans le sens de cette profonde vérité, qui pointe sans cesse vers moi.
Adulte, je ne trouve pas ma place, je suis insatisfaite. En devenant psychologue, je découvre que cette voie ne me conduit pas à la totale sérénité, ni à la pure clarté. Le métier de formateur ne me donne pas non ce que je cherche. Mon coeur resté inconsolable, réclame l’amour. Je vis des cycles de mini-dépressions, incapable de m'installer quelque part, ni dans une activité professionnelle, ni dans un couple.
Le vide qui est en moi devient de plus en plus important.
En mai 2013, je reçois une déclaration d'amour d'un ami de coeur. C'est l'amour qui se déclare à moi, me parle avec force, un véritable tremblement de terre se produit en moi, le chemin de vérité démarre. Je ne dirige plus rien.
L’été, la vie me mène à Marseille, dans le tourbillon d'une profonde crise existentielle et dans l’immense « je ne sais pas » où je plonge, je m'y sens chez moi. Je vis une première ouverture, je découvre que je suis le réel. Connaissance absolue.
 
Ce chemin est parcouru dans la joie même dans les phases de tristesse, de vide, la certitude est ancrée en moi. 
C'est lorsque la quête se termine que je découvre que j'ai suivi le processus d'éveil qui conduit à la dite noble réalisation, décrite selon quatre étapes successives, dans l'ancienne tradition Bouddhiste Théravada.
 
ETAPE 1 : l'entrée dans le courant
 
Pour la première fois, un changement radical est à l’œuvre. Une part de ce que je prends pour mon histoire, s’efface, comme neige au soleil. Je deviens silence et vide. Une joie est là, présente, à tout instant. Voila ce que je suis. Pure présence, je l'ai connue, je l'ai vécue et cela demeure. Je réalise sans le préméditer une retraite de 9 mois chez moi. Une nuit, lors d'un rêve lucide, j'interroge la conscience, qui regarde ? Et aussitôt, je vis l'expérience du retournement, la conscience qui se voit elle-même. Tout est vu. L'invisible, l'inconnaissable qui est la totalité, en lui-même, sans forme et en même temps dans la matière, la forme. Je réalise l'irréalité du soi séparé. 
 
La vie me conduit à suivre des intensif d'éveil, "qui suis-je" avec Nanna Mickael. La percée vers l'Etre est vécue. En marchant gaiement vers l'entrée de la forêt, je me mets à chanter tout haut "un pour tous et tous pour un". Puis je lance la question à la nature qui m'entoure "dis-moi, ce que qu'est la vie ?". D'un seul coup, mon regard entier pénètre un arbre littéralement et j'entends "c'est moi", puis il plonge dans un autre arbre et j'entends encore : "c'est moi", je me reconnais être arbre, puis un autre et un autre et encore un autre, j'entends partout : "c'est moi, moi, moi". Je suis le tout. L’évidence est là. Un amour vaste déferle en moi. Le rire éclate de joie. La chose est si évidente. Toute la forêt me parle, me chante "c'est moi". Je suis tout cela. Toute ma perception change de niveau. Ce n'est plus de la personne que je regarde, les yeux de devant mais du regard de la totalité, celui de la conscience. Le regard infini regarde, se contemple en tout.
 
Le lendemain, alors que je prends mon déjeuner à l'extérieur au soleil, j'entends le bourdonnement des abeilles. Mon regard est de nouveau dirigé. Je regarde les abeilles et j'entends "les abeilles, c'est EN moi", puis le regard se tourne vers le vent qui souffle dans le feuillage de l'arbre en face de moi et ici encore j'entends "le vent, les feuilles, l'arbre, c'est en moi", cette fois le regard part vers le ciel et cela dit "le bleu, le ciel, les nuages, c'est en moi". Une immense joie me parcours intensément. Tout mon corps est comme régénéré, transformé. Je demande alors "et ce corps où est-il ?" et la réponse est "ce corps, c'est en moi". C'est immédiat, je comprends, je vis que je suis la totalité qui porte tout cela en moi. Je suis la vie. Cela bondit en moi. La vie se reconnait elle-même. Je me lève, je vais dans l'herbe et je fais une pirouette.
Lors d'un autre intensif, je vais faire cette fois l'expérience directe, d'être l'univers. C'est une absorption totale, cosmique. Ce que nous sommes est d'une puissance colossale et en même temps si léger et tendre, une tendresse infinie. Ici, je découvre l'infini dans un brin d'herbe, dans une tasse. Mes sens sont transformés, j'entends en toute chose une musique, tout chante, le bruit d'une voiture, l'eau sous ma douche, la chasse d'eau des toilettes, une porte qui grince, tout est musicalité. Les couleurs sont profondes et vivantes. Le toucher devient de la soie, peu importe ce qui est touché. Et quand le corps bouge, ce sont des planètes qui dansent.
L'intégration se fera très progressivement. 
 
Les expériences directes ont un début et une fin. Je retombe dans l'identification.
 
ETAPE 2 : Revenir encore,
Ce sont 5 à 6 années qui seront exclusivement consacrées à ce cheminement. Je fais des milliers de fois ce retour vers celui qui perçoit. Je rencontre aussi mes parts refoulées, mes profondes angoisses, mes blessures. C'est une période qui alterne des grands moments d'agitation, de pure désarroi à des moments de paix dans le seul moment présent. Je vis une descente progressive en moi-même, les arrachements me tenaillent. J'ai mal à quitter mes désirs, mes joies,mes peines, mes habitudes. Je souffre. Je pleure. Je sais que j'ai à quitter le monde. Les désirs, les saisies du mental se vident de leur contenu. Puis un jour, la soif est brûlante, je ne veux plus que dieu. J'en ai fini avec le monde. Je tombe enfin dans le ciel. C'est la fin de l'identification. Il n'y a plus quelqu'un qui cherche. C'est la fin de la quête.
 
 
ETAPE 3 : non retour : je suis sans forme et la forme.
Je vois que je suis hors, de cette scène monde, je suis, comme durant la nuit, spectateur contemplatif d'un film, un rêve. Je suis silence absolu. Tout est en moi, je suis en tout. A l'avant plan, le personnage-moi n'agit pas, le silence agit en lui, en moi. La vie me traverse. Les vieux schémas mentaux sont vus, peu à peu tombent, le personnage-moi se redresse. Je vois de manière éclatante la vérité ultime. Je ne suis pas cette personne au devant, je n'ai rien à voir,a avec elle. Dans le même temps, tout ce qui est vécu est vécu par moi seul, il n'y a que moi, ce silence, cette présence. Cela est reconnu en chaque être. Une grande scène théâtrale, des milliards d'acteurs et une conscience, silencieuse unique.   
L'amour est la substance du tout. Toutes les altérations du moi sont nettoyées progressivement par le pouvoir créateur de l'amour. 
Tout est acceuillit. Rien n'est exclu. L'Etre est une totalité indescriptible. Il n'est pas de ce monde, il fait le monde. Vaste, immense, silence, compassion, beauté, harmonie, créativité, joie, rire....
 
Etape 4 : la réalisationGrand éveil ou Réalisation. L’étape la plus extraordinaire. Dans laquelle les dernières traces de saisie subtile à l’égard de la joie, de la libération, de la méditation elle-même, disparaissent maintenant, sans les moyens d’identification à un soi. L’individu est libre de ses vestiges d’orgueil, de jugement, de séparation qui voilaient l’Etre pur. Le rayonnement de notre vrai nature sans obstacle ds notre vie entière.
 

 

Pour cela la psycholgie et la spiritualité sont deux manières de se connaitre, elles divergent quant à leur but. La première est une approche scientifique rationnelle, elle cherche à résoudre les conflits internes du sujet pour la paix de la psyché. La seconde vise par une intériorisation subtile et profonde, une reconnexion suprême à l'unité et une libération de l'Etre. 

 

L'entrée par la voie psychologique est précieuse pour calmer le mental et en finir avec l'enfermement de son histoire personnelle, mais sans l'accès à la conscience suprême, c'est un "je" prisonnier d'un cycle répétitif. La prise de conscience d'un absolu et d'un relatif amène de véritables points d’entrée à divers niveaux de l'être pour une transformation pérenne. Ces clés offrent la liberté, quitter la vie en état de survie, pour investir et honorer son Etre et son pouvoir créateur.

 

"C'est à l'endroit où l'eau est profonde, qu'elle est la plus calme." W. Shakespear

Ainsi le goût du vivant et les talents peuvent s'exprimer, tels des cadeaux uniques déposés en nous et qui cherchent à s'offrir.

"Chacun de nous abrite un seigneur endormi qu'il importe de libérer de sa gangue" Saint Exupéry

 

J'aime à dire que je suis au service de l'Amour.

 

 

samirasofi@eveil-de-conscience.com ou sofipsychologue@gmail;com

Port : 06 16 89 05 56

 

En quête de vérité : du moi au soi

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© Samira SOFI Psychologue spirituelle